mardi 19 janvier 2016

Actualités dans les logements sociaux

L'actualité


Selon le Monde, après une réunion ayant eu lieu en Octobre 2015, les ministres pointent du doigt 36 villes en carence/manque de logements sociaux. D'après la carte ci-dessous, les villes se concentrent en grande partie dans le sud et sud-est ( Provence; Alpes ; Côte d'Azur )
























Mieux cibler les aides à la pierre

C’est l’ancien ministre Thierry Repentin qui a eu pour but de mobiliser les administrations et les collectivités locales pour céder 514 terrains de l’Etat et d’établissements publics comme la SNCF et la RATP.
Mais Sylvia Pinel veut aller plus loin en durcissant les obligations des 1022 communes concernées par la loi SRU: un tiers des logements sociaux qu’elles créeront devront relever de la catégorie la plus sociale, car beaucoup de loyers HLM sont aujourd’hui trop élevés pour des locataires paupérisés.
La nouvelle loi doit aussi transférer aux préfets de régions (et non plus de départements) la responsabilité de prononcer les arrêtés de carence. Car le bilan 2011-2013 de la loi SRU constate de grandes disparités de traitement en fonction du préfet. Ce dernier se montre sévère en termes de pénalités financières dans le Var et les Alpes-Maritimes et l’est beaucoup moins dans les Bouches-du-Rhône…
L’Etat veut aussi limiter la production de HLM dans les quartiers qui en comptent déjà plus de 50 % du total des résidences principales.


Un débat houleux en perspective

Ce rééquilibrage est certes indispensable mais il se heurte à la grande difficulté de construire en zone chère, ce qui capte tous les financements et peut empêcher de bâtir ailleurs. Ainsi à Paris, 65% des logements sociaux sont situés dans trois arrondissements, les 13e, 19e et 20e, mais créer un logement social dans le 8earrondissement, qui n’en compte que 3%, coûte 621000 euros, tandis qu’en ajouter un au 20e ne revient qu’à 88 000 euros.
En dépit de sa volonté de rééquilibrage, la municipalité a donc, ces dernières années, beaucoup plus préempté, acheté et construit dans les arrondissements populaires et très peu dans les déficitaires (4e, 6e, 7e, 8e, 16e). « Il faut tout de même nous laisser construire du logement intermédiaire ou étudiant dans ces quartiers », plaide Ian Brossat, adjoint (PCF) à la maire de Paris chargé du logement.


Une bipolarisation des villes est donc à l’œuvre. «S’il y a des quartiers sensibles, c’est que d’autres sont “insensibles” », obtenir un HLM dans les zones attractives reste un défi et les chiffres le prouvent : 1,7million de ménages français sont inscrits sur liste d’attente et se partagent 483 000 logements attribués chaque année. Pour la seule Ile-de-France, ils sont 550 000 postulants pour 80 000 offres annuelles. Il y a donc 7 fois plus de demandeurs que de logements sociaux que d'offres rien qu'en Île de France.